Le vaisseau Dragon retourne sur l'ISS

10-04-2016 Philippe VOLVERT

Le ravitailleur Dragon CRS-8 a été amarré à la station spatiale internationale ce dimanche midi. L'opération a été réalisée à l'aide du bras robotisé piloté par l'astronaute anglais Tim Peake, assisté par l'américain Jeff Williams. C'est la première mission du genre réalisée par SpaceX après la perte de Dragon CRS-7 en juin de l'année dernière.

Depuis son lancement vendredi, les différentes manoeuvres du vaisseau étaient suivies par la NASA via le centre de contrôle de Houston et par SpaceX à Hawthorne en Californie. Dimanche matin, Dragon CRS-8 était en position pour entamer son rendez-vous avec le complexe orbital. L'approche finale a débuté à 10 heures 58 TU alors que la distance séparant les deux engins était de 20 mètres. Evoluant à une vitesse relative réduite, le vaisseau mettra 17 minutes pour rallier la zone de capture. A 11 heures 23 TU, la capture par le bras robotisé est confirmé alors que la station spatiale survolait l'Ouest des îles Hawaï. Trente-quatre minutes plus tard, Dragon CRS-8 était amarré au port d'attache nadir du module Harmony. Il devrait y rester environ un mois.

Dragon CRS-8 doit livrer 3 136 kg de fret à la station spatiale dont le module expérimental gonflable BEAM. Au retour, il ramènera toute une série d'expériences réalisées par les occupants de l'ISS.

Le point d'orgue de la mission est sans conteste l'installation de la structure BEAM au module Tranquility. BEAM, acronyme de Bigelow Expandable Activity Module, est un module expérimental conçu par l'entreprise Bigelow Aerospace. Il s'agit d'une structure gonflable pesant 1,4 tonne et offrant un volume habitable de 16 m³ une fois pressurisée. L'objectif du BEAM est de tester la résistance aux changements de températures, aux impacts de particules et au rayonnement solaire. Bien qu'amarré à l'ISS, le BEAM restera isolé du reste des lieux de vie de la station spatiale. Toutefois, les astronautes y feront un tour à plusieurs reprises pour y effectuer des contrôles. S'il s'avère résistant, le BEAM pourrait devenir un module habitable temporaire à la fin de son vol qui devrait durer deux années.

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