Artemis, le programme du retour sur la Lune

14-05-2019 Philippe VOLVERT

Le Président Trump a annoncé avoir demandé une rallonge supplémentaire de 1,6 milliard de dollars pour permettre à la NASA d'envoyer un équipage sur la Lune en 2024.

Le budget global initial de l'agence spatiale pour 2020 était de 21 milliards dont 4,5 milliards voués au développement de la super fusée SLS, du vaisseau Orion pour le transport des astronautes et pour le développement de la future station en orbite lunaire Gateway. Avec le supplément, la NASA disposerait de 6 milliards pour accélérer le retour sur la Lune par des astronautes.

Dans la foulée, Jim Bridenstine, administrateur de la NASA, a dévoilé le nom de la mission. Dans la mythologie grecque, Artemis est la déesse associées à la Lune. Elle est la fille de Zeus et de Léto et la soeur jumelle d'Apollon. Pas étonnant que ce nom soit choisi pour succéder à Apollo.

Le 1,6 milliard $ demandé par Trump doit encore être approuvé par le Congrès américain. Si c'est le cas, l'enveloppe sera à partager entre le développement du SLS (0,6 milliard $) et celui du module lunaire (1 milliard $). Pour ce dernier, une décision cruciale sera prise dès le mois d'octobre. A l'heure actuelle, on ne sait pas si c'est la NASA qui chapotera la construction du véhicule ou si elle fera appel au privé. Blue Origins et Lockheed Martin ont déjà présenté des avant-projets de vaisseaux spatiaux.

Il y a quelques jours, Jeff Bezos, patron de Blue Origins, dévoilait une maquette grandeur nature de son module lunaire baptisé Blue Moon. L'engin serait en mesure de transporter entre 3,6 à 6,5 tonnes de charge utile à la surface de la Lune.

Quant à l'avionneur Lockheed Martin, il a présenté un concept de module lunaire qui pourrait faire un crochet vers le Gateway avant de se poser sur la Lune avec un équipage de quatre astronautes. Le vaisseau pourrait transporter jusqu'à une tonne de charge utile et pourrait rester jusqu'à deux semaines sur la surface lunaire.

Dans la nouvelle vision du programme de vols habités, le Gateway pourrait être réduit à son strict minimum pour servir de relai entre la Terre et la Lune. Dans un premier temps, il serait constitué d'un module propulsif, d'un module de production d'énergie et d'un module d'amarrage. Plus tard, des modules d'habitation pourront être ajoutés.

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