Une Saint-Valentin très spatiale

15-02-2011 Philippe VOLVERT

La sonde américaine Stardust Next avait rendez-vous ce lundi avec la comète Tempel 1. Ces noms ne sont pas inconnus pour les férus du spatial puisqu'ils ont déjà fait parler d'eux il y a quelques années. Stardust est le vaisseau orbital qui a permis la collecte d'échantillons de poussières interplanétaires et de la comète Wild 2 entre février 2000 et janvier 2004 avant de les ramener sur Terre à bord d'une capsule en janvier 2006. Quant à Tempel 1, elle a été la cible d'un bombardement de la sonde Deep-Impact, rebaptisée depuis EPOXI, en juillet 2005.

Après avoir réussi sa mission initiale, la sonde Stardust était toujours en très bon état avec une réserve de carburant. Raison pour laquelle en octobre 2006 la NASA a commandité une étude de faisabilité pour réutiliser la sonde avec un nouvel objectif. En juillet 2007, Stardust est rebaptisée Stardust Next et doit atteindre la comète Tempel 1 en février 2011. L'objectif affiché de ce survol est d'observer les changements opérés sur la comète depuis l'impact réalisé par la sonde Deep-Impact.

Stardust s'est approchée au plus près de la comète dans la nuit du 14 au 15 février à 04 heures 38 TU. Elle a survolé la surface glacée à 182 km de distance environ à la vitesse moyenne de 39 100 km/h tout en prenant une série de 72 clichés. Les scientifiques attendaient avec impatience la réception de ces précieux renseignements. En effet, c'est la première fois qu'une comète en état d'hibernation est survolée à deux reprises avec plusieurs années d'écart. L'intérêt de ce second survol était d'observer tout changement à la surface de la comète mais surtout de détecter le cratère créé par Deep Impact en juillet 2005. Mais sa trace ne saute pas aux yeux. Une observation plus pointue permettra sans doute de mieux le localiser.

Sources

Sur le même sujet