Une explication pour le smog de Titan

06-02-2013 Philippe VOLVERT

Un article publié récemment dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences décrit plus en détail comment se forment les aérosols présents dans l'atmosphère de Titan. Le sujet interpelle d'autant plus qu'il pourrait aider les scientifiques à prédire la formation des couches d'aérosols brumeux dans nos villes, plus connus sous le nom de smog.

Dans l'article, il est expliqué que la brume rougeâtre-brune prendrait d'abord forme suite à l'impact des radiations solaires sur les molécules d'azote et de méthane présentes dans l'ionosphère de Titan, créant une sorte de « soupe » d'ions négatifs et positifs. Ces ions interagissent ensuite avec les molécules organiques la croissance en taille en en complexité des aérosols. Plus lourds, ils tombent plus bas dans l'atmosphère où ils s'entrechoquent, s'agrègent et interagissent également avec des particules neutres. Ces processus conduisent par sédimentation à des pluies d'hydrocarbures sur la surface de Titan, formant des lacs, canaux et dunes.

L'article s'appuie sur les données recueillies par trois instruments de la sonde Cassini, à savoir le spectromètre CAPS (Cassini Plasma Spectrometer) qui permet l'étude du plasma, le un spectromètre de masse INMS (Ion and Neutral Mass Spectrometer ) qui permet l'analyse des particules neutres et chargées et le RPWS (Radio and Plasma Wave Spectrometer) qui analyse les ondes plasma générées par le vent solaire, les émissions naturelles d'ondes radio et la poussière. Elles sont compatibles avec celles fournies par l'atterrisseur Huygens qui s'est posé en douceur sur la surface de Titan en janvier 2005.

Sources

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