Hayabusa 2 a réussi sa première collecte d'échantillons

22-02-2019 Philippe VOLVERT

La tension était palpable la nuit dernière au centre de contrôle de la mission Hayabusa 2. A 342 millions de kilomètres de la Terre, la sonde japonaise devait entrer en contact avec la surface de l'astéroïde Ryugu pour prélever ses premiers échantillons avant de redécoller à une altitude de sécurité. L'opération, entièrement automatisée, s'est déroulée à la perfection au grand soulagement des responsables de la mission.

Tout a commencé 24 heures plus tôt, lorsque Hayabusa 2 a commencé sa lente descente vers la surface de Ryugu à la vitesse moyenne de 0,4/s. La zone choisie pour la première collecte d'échantillons est un terrain relativement plat de 6 mètres de diamètre, référencé sous l'appellation L08-E1. La zone est localisée dans la région équatoriale de l'astéroïde et est dépourvue de gros rochers.

La collecte des échantillons est la partie la plus périlleuse de la mission. Pour réussir l'opération, Hayabusa 2 devait rester en vol stationnaire à quelques dizaines de centimètres au-dessus de la surface de Ryugu. Collecteur déployé et en contact avec le sol, un projectile devait être tiré à la vitesse de 1 000 km/h pour faire remonter la poussière vers le tube. La sonde n'avait que cinq secondes pour capturer quelques grains avant de remonter à sa position initiale à 20 km de distance.

Dans un communiqué, l'agence spatiale japonaise annonce que « l'analyse des données de Hayabusa 2 confirme que la séquence de l'opération s'est bien déroulée, y compris le tir d'un projectile dans l'astéroïde pour recueillir son échantillon. Le vaisseau spatial Hayabusa 2 est dans un état nominal. Cela marque le succès de l'atterrissage de Hayabusa 2 sur Ryugu ».

La mission n'est pas finie pour autant. Hayabusa 2 poursuivra ses observations jusqu'à l'automne 2019 avant de reprendre la direction de la Terre en décembre 2019. La capsule contenant les échantillons atterrira un an plus tard dans le désert australien.

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