La voile solaire

Projet de voile solaire
LightSail-1 est un nanosatellite de l'association Planetary Society destiné à tester l'utilisation d'une voile solaire dans l'espace - Photo The Planetary Society (Agrandir)

Le fonctionnement d'une voile solaire est identique à celle d'une voile de bateau. Mais au lieu de s'appuyer sur la force du vent pour la pousser, on fera appel aux photons émis par le Soleil. Il ne faut pas s'attendre une puissance équivalente à celle d'un moteur classique, on parle d'une poussée de quelques millinewtons, mais l'accélération est continue et peut s'étaler sur plusieurs années. Les ingénieurs estiment qu'à termes, une voile pourrait dépasser la vitesse de 90 km/s. Suffisant pour rattraper la sonde Voyager 2 lancée en 1977 en huit années seulement.

Les voiles sont réalisées en films réfléchissants ultra-fins (5 à 8 microns d'épaisseur), connus pour leur thermostabilité. Le mylar et le kapton sont les matériaux les plus utilisés dans les divers projets.

Plusieurs projets ont déjà vu le jour, notamment en Russie avec la voile Znamya 2 de 20 mètres de diamètre et déployée avec succès en 1992 ou encore IKAROS de l'agence spatiale japonaise lancée avec succès en 2010.


Sources

  • Le dictionnaire de la propulsion
  • Ariane et la navette spatiale de Alain Dupas (Hachette)
  • Dictionnaire de l'astronomie et de l'espace de Philippe de La Cortadière et Jean-Pierre Penot (Larousse)
  • Space Connection 37 - La propulsion exotique

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