Une Proton pour un client de longue date

24-04-2010 Philippe VOLVERT

La machine ILS continue sur sa lancée. L'opérateur a procédé au lancement d'une fusée russe Proton équipée d'un étage supérieur Briz M ce samedi depuis le cosmodrome de Baïkonour dans le Kazakhstan. Elle s'est arrachée du pas de tir 200/39 à 11 heures 19 TU en emportant sous sa coiffe le satellite de télécommunications SES-1. C'était la 17ème fois que SES faisait appel à Proton pour lancer un satellite. Neuf heures plus tard, au terme d'un vol parfait, le satellite était placé sur une orbite de transfert géostationnaire. Après les tests routiniers destinés à s'assurer de son bon fonctionnement, les opérateurs manoeuvreront le satellite pour qu'il rejoigne son orbite définitive.

Le satellite SES-1 (2 561 kg au décollage) a été construit par Orbital Sciences Corporation pour le compte de l'opérateur SES World Skies, filiale américaine de la société luxembourgeoise SES. Ce satellite utilise une plate-forme Star 2.4E équipée de 24 répéteurs fonctionnant en bande C et autant en bande Ku. Lorsqu'il sera opérationnel, sur sa position 101° Ouest, il devrait prendre le relai des satellites AMC-2 et AMC-4 en fournissant sur le territoire américain des services de télécommunications pendant au moins 16 ans.

Ce lancement était le 3ème vol commercial de la fusée Proton, à l'heure où sa principale concurrente, la fusée Ariane, est clouée au sol pour des problèmes lié au système de pressurisation. Depuis quelques temps, Arianespace se trouve confrontée à des soucis récurrents dans son boîtier d'électrovannes. Assez récurrent pour que l'opérateur demande un audit de qualité destiné à « analyser les raisons des difficultés techniques observées et de proposer des mesures correctives ». Dans le milieu spatial européen, on annonce le vol V194 pour le mois de mai qui doit, entre autre, placer sur orbite le satellite Astra 3B pour le compte du groupe luxembourgeois SES.

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