Le Japon à l'assaut de Vénus

21-05-2010 Philippe VOLVERT

L'agence spatiale japonaise a placé sur orbite sa première sonde d'exploration de Vénus. Akatsuki, c'est son nom, a été lancée depuis le centre spatial de Tanegashima au sud du Japon par une fusée H-IIA dans la nuit de jeudi à vendredi à 23 heures 58 TU. La sonde d'un peu moins de 600 kg mettra 7 mois pour atteindre son objectif. Objectif qu'elle n'atteindra pas seule puisqu'en même temps, un voile solaire embarquait à bord de la fusée. La mission de la voile, baptisée Ikaros, est de valider la propulsion solaire. C'est-à-dire qu'une fois déployée, la voile avancera par la seule force du vent solaire. Quand à Akatsuki, elle utilisera la propulsion chimique traditionnelle pour atteindre son objectif.

La mission d'Akatsuki, qui devrait durer au moins 4,5 ans, consistera essentiellement à étudier l'atmosphère de la planète. Pour se faire, elle est équipée de 6 instruments dont des caméras fonctionnant sous diverses longueurs d'ondes. L'épaisse atmosphère sera étudiée depuis la surface jusqu'au plus hautes couches nuageuses. Les résultats obtenus permettront d'en savoir plus sur la composition de la vapeur, une éventuelle activité volcanique rejetant des gaz, la distribution et la température des nuages, la distribution de dioxyde de soufre ainsi que la détection des sources lumineuses comme la foudre ou les éclairs. La sonde devrait être complémentaire aux résultats fournis par la sonde européenne Venus-Express, en orbite autour de la planète depuis 4 ans.

A noter également que la fusée H-IIA transportait 4 microsatellites développés par différentes universités japonaises et dédiés à la recherche technologique.

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