Soyuz lance 33 satellites depuis Vostochniy

05-07-2019 Philippe VOLVERT

Soyuz 2.1b/Fregat M a réussi sa mission en plaçant sur orbite un nouveau satellite météorologique russe ainsi que 32 microsatellites provenant de 12 pays (Russie, Allemagne, France, Etats-Unis, Royaume-Uni, Israël, Suède, Finlande, Thaïlande, Equateur, Estonie et République Tchèque).

La fusée russe a décollé ce vendredi matin à 05 heures 41 TU depuis le cosmodrome de Vostochniy. Ce lancement marquait la cinquième utilisation du nouveau centre spatial russe, localisé dans l'oblast de l'Amour au sud-est de la Sibérie, depuis son inauguration en 2016.

L'étage supérieur Fregat M s'est allumé à deux reprises pendant la première heure de vol pour atteindre une orbite héliosynchrone à environ 826 km d'altitude pour déployer le satellite Meteor M 2-2.

Deux allumages du Fregat ont été nécessaires pour rabaisser l'orbite à 580 km au-dessus de la Terre. C'est depuis cette orbite que la majorité des microsatellites ont été largués. Deux derniers allumages de l'étage supérieur ont réduit l'altitude à 530 km pour séparer les derniers CubeSat. Une fois tous les satellites éjectés, l'étage Fregat a été désorbité.

Une nouvelle génération de satellites météorologiques

La charge utile principale de la fusée russe était constituée de Meteor M 2-2, premier exemplaire de la nouvelle série de satellites météorologiques russes. Elle doit succéder à Meteor 3M aujourd'hui abandonnée. Mais Meteor M 2-2 va avant tout remplacer Meteor M 2-1 perdu lors de l'échec de son lancement survenu en novembre 2017.

Les satellites Meteor M 2 sont construits par VNIIEM à Moscou. Ils sont équipés de deux scanners multicanaux, de caméras pour obtenir des images infrarouges et visibles des nuages et de la couche de glace, d'un radiomètre à micro-ondes pour mesurer la température et l'humidité dans l'atmosphère et d'un spectromètre infrarouge pour surveiller la couche d'ozone. De plus, Meteor M 2-2 transporte un transpondeur radio de recherche et de sauvetage COSPAS-SARSAT ainsi qu'une charge utile pour relayer les données des stations météorologiques éloignées et des bouées en mer aux prévisionnistes russes.

La durée de vie optimale pour les satellites Meteor M 2 est de cinq ans et leur masse au décollage avoisine 2,8 tonnes.

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