La Russie se relance dans l'astronomie

18-07-2011 Philippe VOLVERT

Il est 02 heures 31 TU ce lundi lorsque les 455 tonnes de la fusée Zenit 3F s'élancent du pad de tir LC-45/1 du cosmodrome de Baïkonour dans le Kazakhstan. A bord de la fusée ukrainienne, le satellite radio-astronomique russe Spektr R. Environ 03 heures 30 plus tard, l'étage supérieur Fregat injectait le satellite sur une orbite fortement elliptique puisqu'elle est de 600 x 340 000 km environ pour une inclinaison de 51,3°.

Spektr R, appelé précédemment RadioAstron, est le premier observatoire astronomie russe de grande envergure depuis la chute de l'URSS. Annoncé pour l'aube de l'an 2000, les Russes ont été contraints de repousser de plusieurs années le lancement en raison de difficultés financières ne permettant pas de clore le budget de la mission. Spektr R est un radiotélescope développé par P.N. Lebedev Physical Institute, une branche de l'Académie des Sciences Russe, avec une collaboration internationale. Il est équipé d'une antenne déployable de 10 mètres de diamètre permettant des observations dans 4 longueurs d'ondes comprises entre 1,35 et 92 cm. Il fonctionnera avec des radiotélescopes basés sur Terre pour réaliser de l'interférométrie à très longue base. Il étudiera entre autres les noyaux galactiques actifs, notamment les trous noirs mais également les étoiles à neutron ainsi que les zones de formation des étoiles et planètes. Sa durée de vie est estimée à 5 ans au moins.

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