L’Inde reprend ses activités spatiales

07-11-2020 Philippe VOLVERT

Une fusée indienne PSLV a décollé samedi matin du centre spatial de Sriharikota et a placé avec succès les dix satellites qu’elle transportait. Cette mission était la première effectuée par l’Inde depuis la suspension de ses activités en mars dernier en réponse à la pandémie de Covid-19.

Un orage au-dessus du centre spatial a forcé les responsables de l’agence spatiale indienne à retarder le lancement de 9 minutes. C’est finalement à 09 heures 41 TU que la fusée a pris son envol pour la 51ème fois depuis sa mise en service en 1993.

Après 15 minutes et 20 secondes de vol, le satellite EOS-1 a été injecté sur son orbite. La séparation du satellite principal est suivie par celle des passagers secondaires quelques instants plus tard.

EOS-1, passager principal de PSLV

EOS-1, connu également sous son ancienne désignation RISAT 2BR2, est un satellite indien de télédétection équipé d’un radar à synthèse d'ouverture. Il est destiné à observer la Terre par tous les temps et de jour comme de nuit durant 5 ans. Sa mission principale sera de prendre des images de notre planète qui seront utilisées dans des applications telles que l'agriculture, la sylviculture, l'humidité du sol, la géologie, la glace de mer, la surveillance côtière, l'identification d'objets et la surveillance des inondations, mais aussi pour la surveillance militaire.

EOS-1 est le troisième satellite de la série RISAT à être lancé. Il a rejoint une orbite circulaire culminant à 550 km environ sur une inclinaison de 37 degrés par rapport à l’équateur.

EOS-1 était accompagné par neuf CubeSat provenant du Luxembourg, des Etats-Unis et de Lituanie.

Succès pour le vol inaugural de Ceres 1

Plus tôt dans la journée, la Chine a également procédé à un lancement, celui de la fusée Ceres 1 dont c’était le premier vol. Le décollage est intervenu à 07 heures 12 TU depuis le centre spatial de Jiuquan.

Ceres 1, appelée aussi Gushenxing 1, a été développée par la société Galactic Energy, basée à Pékin, pour un usage commercial. La fusée est constituée de trois étages solides et d'un quatrième étage à propulsion liquide. Elle est capable de placer 350 kg en orbite basse ou 200 kg en orbite héliosynchrone.

Ceres 1 vise le même marché des petits satellites que Hyperbola, Jielong-1, OS-M ou encore la série des Kuaizhou. La gamme variée de lanceurs légers chinois répond à un nombre croissant de projets de mini-satellites à placer sur orbite.

Sources

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